
Sanctuaire Notre-Dame des Gardes
à Saint-Georges les Gardes
Lieu :
Eglise du sanctuaire Notre-Dame des Gardes ,
1 Rue du Monastère ,
Les Gardes, Saint-Georges-les-Gardes ,
49120 Chemillé-en-Anjou
( Maine et Loire , Diocèse d'Angers )
Date de l’évènement :
Premiers ermites en ce lieu XVème siècle .
XIXème siècle : construction de la
nouvelle église du pèlerinage .
Récit de l'évènement :
L’église du sanctuaire où l’on peut Prier Notre-Dame-des Gardes est de nos jours jalousement gardée par les paroissiens . En effet, elle est fermée aux fidèles sauf pour les grandes fêtes mariales ou les Messes du dimanche . Est-ce dû à une histoire mouvementée ? On peut le croire .
Notons que sur cette colline, point culminant de l’Anjou , et qui surplombe toute la campagne environnante des ermites s’y sont installés dès le XVème siècle . Des Augustins aux XVIIème et XVIII siècles y fondèrent un monastère avant d’en être chassés à la Révolution ( 1789 ) . En effet, à partir de cette date, tous les biens ecclésiastiques sont « à la disposition de la Nation » et l’année suivante il y a la suppression des vœux dans tous les monastères . La colline connut une interruption de dix années durant lesquelles il n’y eut ni prêtre catholique ni office religieux .
Lorsque les temps furent plus favorables, un prêtre, l’abbé Boloc, vers 1801 , vint s’installer en ce village où il célébrait les Messes et venait confesser les fidèles . Les ruines du monastère furent achetées avec le concours financier des habitants des Mauges qui désiraient voir revivre ce qui était considéré comme un sanctuaire . On releva les murs , une chapelle fut reconstruite en l’honneur de Notre-Dame . Les habitants désiraient la consécration de l’église par l’évêque d’Angers mais celui-ci , bien qu’il se rendît en ce lieu le 2 septembre 1817 était réticent car il craignait que les chrétiens ne lui réclament un prêtre pour desservir la chapelle alors que son clergé avait été décimé . On s’adressa alors aux religieux de Bellefontaine . L’abbé cistercien accepta d’envoyer des sœurs trappistines dès le début du XIXème siècle avec un religieux pour la direction des sœurs et l’office divin . Elles poursuivirent la restauration des lieux . De nos jours , elles continuent d’assurer les offices dans leur propre église jouxtant le sanctuaire situé aujourd’hui dans un centre-bourg .
L’église du pèlerinage est, quant à elle , devenue église paroissiale en 1963 et donc depuis lors sous la responsabilité de l’évêque diocésain . Une « Confrérie de Notre-Dame des Gardes » composée de laïcs vit le jour dans les années 1957-1958 . Les « Gardiens de Notre-Dame » faisant également partie des paroisses environnantes étaient là pour faire face à l’organisation matérielle des solennités . En 1969 cette confrérie fut érigée en association loi 1901 avec de plus amples charges .
Mais d’où vient le fait que ce lieu soit considéré comme un sanctuaire ? Plusieurs légendes ont vu le jour . Au XIème siècle , on parle d’une manifestation de la Vierge . Une première tradition nous dit qu’une bergère de la métairie de la Garde remarqua qu’un de ses bœufs léchait continuellement une grosse pierre près d’un buisson de genêts mais au lieu de dépérir, il engraissait . La bergère, intriguée, souleva la pierre et y découvrit une statue de la Vierge Marie avec l’Enfant . Elle l’emporta plusieurs fois chez elle mais la statue revenait toujours en ce lieu . Le curé de Saint-Georges fit de même et le phénomène se reproduisit . Ce dernier en conclut que la Vierge Marie voulait être honorée en ce lieu . Dans l’église du sanctuaire on peut voir au sol une pierre où ce fait est relaté .
Une autre tradition date de l’an 1500 . Un noble gentilhomme , le seigneur du Pineau, s’était engagé à construire une chapelle en l’honneur de Notre-Dame sur le lieu le plus élevé de ses terres s’il recouvrait la liberté car il avait été fait captif par les barbares alors qu’il revenait de Jérusalem . Une chapelle fut ainsi érigée peu après sa libération . Dès qu’elle fût bâtie, les fidèles catholiques venaient y prier puis firent des processions . Ils affirmèrent y recevoir de nombreuses grâces spirituelles ou physiques . Parmi les faits marquants , notons le bref du 26 février 1875 du Pape Pie IX qui accorda le couronnement solennel de la nouvelle statue de Notre-Dame des Gardes , inaugurée le 26 juillet 1836 .
De nos jours , les habitants des Mauges continuent à honorer Notre-Dame en ce lieu et disent toujours y recevoir de nombreuses grâces . Les fêtes importantes sont le 15 août et le 8 septembre . Ces jours-là on peut y voir des bannières représentant chacune un mystère du Rosaire. La statue de la Vierge à l’Enfant est extraite de son écrin et placée sur le côté de l’autel pour la vénération des fidèles . Ce lieu est à découvrir avec les Sœurs trappistines qui ont fêté il y a quelques années leur 200 ans sur la colline des Gardes . ( 1818-2018 ) . Elles offrent aux visiteurs et paroissiens une belle liturgie sur cette colline hospitalière .


